Finalement, Yuriko avait accepté ma proposition.
Si elle m'avait fait poireauter pour la réponse, c'est que je n'étais pas son seul soucis du moment.
En fait, elle traversait elle aussi une période difficile.
Sa seconde année d'étude en France ne la passionnait plus autant qu'au début, et elle séchait de plus en plus souvent les cours. Elle était sur le point d'abandonner et comptait trouver un petit boulot, le temps de réfléchir à son avenir.
Pour l'instant donc, elle gardait sa piaule d'étudiante pour y stocker le plus gros de ses affaires, et ne prit que ses fringues et un carton de bouffe et d'épices japonaises, pour s'intaller chez moi.
J'ai appelé Marvin pour lui annoncer la nouvelle. Ça m'a rappelé mon premier emménagement en couple... J'avais vingt-quatre ans, et le parfum de la nouveauté m'ennivrait.