De tout le trajet jusque chez Yuriko, j'ai pas pu articuler un mot. Dire qu'elle était contrariée est un doux euphémisme. Je me sentais à la fois coupable envers elle, et embarrassé par sa compagnie. Aussi ai-je continué de me taire.
À peine arrivé à son appart, je la portai jusqu'à la chambre, et sous les draps je donnai le change le mieux que je pu. Mais sans cesse revenait dans mon esprit l'image d'Aïna-Léah, ses boucles blondes, son teint de porcelaine, sa voix... Si bien qu'à la fin, je ne savais plus qui j'étais en train de serrer dans mes bras, Aïna, Yuriko, Léah...
Après l'effort, elle a retrouvé la pêche et semble consolée. Elle commençe à défaire ses bagages, et à me raconter son séjour. Tandis que les questions sans réponses recommencent à danser dans mon crâne.